|
La lumière entre
abondamment et se propage sur les murs et colonnes chaulés, sur les
enduits colorés de la voûte.
La voûte du chœur fut peinte en 1417 par Jestin. La décoration primitive
représentait un appareil de pierres de taille, indiqué par des lignes
d'ocre rouge sur fond blanc. Les nervures étaient peintes en ocre jaune
sur la moulure elliptique qui forme leur partie saillante. La teinte
devenait d'un brun rouge dans la gorge soulignant la moulure. A l'origine,
les flancs blanchis de la nervure portaient des mouchetures d'hermines,
espacées d'environ soixante-dix centimètres les unes des autres. Les
couleurs des colonnettes, contrairement à la perspective chromatique,
s'éclaircissent avec la proximité du sol.
Puis, probablement au XVIIe siècle, cette peinture fut recouverte d'un
badigeon bleu-clair constellé d'étoiles de couleur bleu-foncé, qui, vers
1820, disparut lui-même sous un badigeon blanc; le grattage des pierres
effectué par Mgr Sergent, de 1863 à 1867, l'a fait heureusement
disparaître (R.F. Le Men).
Les voûtes du transept et de la nef , construites sous l'épiscopat d'Alain
le Maout de 1487 a 1493, furent peintes par Jean Soyer et Gilles Le
Febvre, quatre vingt ans environ après celles du chœur. La décoration
adoptée correspondait à celle du chœur Cependant , en raison du mariage
d'Anne de Bretagne avec le roi de France Charles VII, .le carré de
transept avait été semé de fleurs de lys d'azur, autour de l'écusson de
Bretagne formant la clef.
En 1863, l'architecte diocésain Joseph Bigot fait mettre à nu les
parements à l'exception des chapelles latérales. Il fit reprendre les
peintures des clefs de voûte.
En 1990 on restaure les peintures du chœur, à l'exception du faux appareil
des voûtains et du décor d'hermines, insuffisamment documenté.
Lors de la deuxième tranche de travaux dans la nef en 1995, le faux
appareil de brique ocre rouge à joints blancs, peints en 1493 par Sohier
fils, fut restitué ; après grattage des couches superposées : une seconde
peinture inversée de fond blanc à joints rouges, posée en 1639, et une
troisième du 19e imitant un appareil de pierre à joints gris.
Les nervures ocrées affirment les structures verticales.
La nervure axiale du sommet, la lierne liant les clefs de voûte, souligne
la déviation de l'édifice : celle du chœur qui s'infléchit pour incorporer
la chapelle du chevet et celle de la nef raccordée obliquement avec elle.
|