INTRODUCTION

 

SAINT CORENTIN fonde son église sur le territoire donné par GRADLON. Le siège territorial de l’évêché quimpérois daterait de la réforme de Charlemagne et Louis Le Pieux . D’autres évêques – moines itinérants- ont pu précéder celui-ci .

La legende: Ce moine – évêque,  tout comme Ronan l’Irlandais, vivait dans la tradition celtique «  le martyre vert » des solitaires sur les pentes du Ménez Hom. Il se laissa convaincre  par Gradlon, le roi de Cornouaille, de résider, près de lui dans sa « Tour du Chastel » près du confluent de l’Odet et du Steir, là où aboutit le ruisseau, le Frout. Le récit légendaire, consigné dans une vie latine du 13e siècle rapporte que chaque jour il prélevait une part du poisson de sa fontaine qu’il retrouvait intact le lendemain -   traduction symbolique du recours quotidien à l’eucharistie pour l’entretien de sa vie spirituelle.

La légende qui fit de ce moine évêque, sans diocèse territorial, un des fondateurs des évêchés de Bretagne peut  correspondre au contexte du  8e siècle. Il aurait connu un des rois, dit Gradlon Plonéour, qui lui aurait proposé un siège territorial.  Par défaut de traces archéologiques, on ne sait rien de sa cathédrale primitive


 

Corentin  Premier évêque du diocèse de Cornouaille est appelé par Gradlon à occuper le siège de la ville de Quimper dont le nom signifie "Confluent" (des rivières Odet et Steïr).

Nombreux sont les historiens qui proposent le 8e siècle pour dater l’établissement d’un évêché à Quimper. Ainsi saint Corentin aurait pu recevoir son siège non pas de Gradlon Meur ( ou le Grand), le roi mythique de la légende d'Ys,  mais de Gradlon Plonéour.  

Il se nourrissait seulement d’un poisson de sa fontaine de Plomodiern, dont il coupait une partie pour sa subsistance quotidienne. Celui-ci retrouvait aussitôt son intégrité dans l’eau du bassin. Le poisson est un symbole du Christ lui-même, dont le nom grec ichtus est fait des lettres  I X Q U S correspondant aux initiales de Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur. La légende signifie que le saint se nourrissait de l’eucharistie dont la communion au Christ ressuscité était son pain quotidien.