Mobilier

CHŒUR ANCIEN
 

Ancien maître-autel :
C'est un travail d'orfèvrerie en cuivre, repoussé et émaillé, commandé par Mgr Sergent, exécuté par l'orfèvre Poussielgue-Rusand sur dessins de M. Boeswilwald, inspecteur général des monuments historiques ; il a figuré à l'exposition universelle de Paris en 1867.
Les panneaux formant coffre portent un décor eucharistique d'épis de blé et de grappes. Le retable et le tabernacle sont ornés du Christ en majesté entouré de 12 apôtres (dont saint Paul au lieu de Mathias). La crucifixion avec Marie et Jean est encadrée à sa base par les évangélistes.
L'autel est surmonté d'un baldaquin portant quatre séraphins présentateurs d'instruments de la passion.

Ancienne cathèdre du XIXe, exécutée par un atelier de Saint-Pol de Léon.
Grille du chœur, XIXe
Stalles : XIXe .

Orgues du chœur ,de Gloton 1926 - restauré en 1971 et en 2000.



LE NOUVEAU SANCTUAIRE
AU CARRE DE TRANSEPT

       

Pour parachever les restaurations de l'édifice entre 1990-2000, l'évêque a pris l'initiative d'inscrire dans sa cathédrale, comme un nouveau jalon du temps et son expression contemporaine, la création d'un mobilier liturgique, conforme à la liturgie conciliaire.
Le sanctuaire est le lieu de la célébration eucharistique qui rassemble l’Eglise autour de l’autel, signe de la présence du Christ.


Consécration de l'autel par Mgr Guillon

A la rencontre des vaisseaux de la nef et du transept le carré du sanctuaire signifie le rassemblement universel autour de la croix et de l'autel; entre les quatre piles qui montent d'un seul élan, sous la clef de voûte de la croisée, il symbolise le lien entre ciel et terre.

Sur les piliers séparant le chœur du transept , les statues représentent les deux titulaires de la cathédrale : Notre-Dame et saint Corentin

Le mobilier se compose des trois signes majeurs : la cathèdre, siège où préside l'évêque, en signe de sa mission pastorale héritée des apôtres ;
l'ambon, tribune dressé en avant du sanctuaire, où le célébrant proclame la bonne nouvelle ;
l'autel, rappelant par sa table la cène du jeudi saint et par la croix qui lui est associée la mort du Sauveur et sa résurrection ; par sa situation au centre du sanctuaire cet autel est signe du Christ lui-même et du rassemblement de son Église.
La croix glorieuse rappelle le lien entre la croix du calvaire et l'eucharistie de la cène, entre la mort et la résurrection.
Un arbre de lumière évoque l’ arbre aux oiseaux issu du grain de sénevé; il symbolise l'arbre de l'église qui se nourrit de la parole de Dieu ; il sert de support à l'évangéliaire.
 

Le sculpteur Pierre Manoli, (1927-2001) interpréte du programme, en a fait une œuvre à la fois sobre et précieuse, aux formes épurées de parallélépipèdes ou prismes coulés dans un bronze doré. Le traitement du matériau donne vie à ces volumes rigoureux. Leurs parois, libre assemblage de formes rectangulaires mais diverses et comme uniques, vibrent de la ligne de leurs soudures et de leur éclat changeant. Ainsi est l'Église, un édifice habité par le Père, dont la pierre d'assise et clef de l'édifice est le Christ et dont les murs sont montés en pierres vivantes, les croyants, cimentés par l'Esprit d'amour, rayonnant de sa lumière et de sa beauté.