
Les Mystères et les Saints
Corentin –Premier évêque du diocèse de Cornouaille, appelé par Gradlon à occuper le siège de Quimper – Nombreux sont les historiens qui proposent le 8e siècle pour dater l’établissement d’un évêché à Quimper. Ainsi saint Corentin aurait pu recevoir son siège non pas du Gradlon Meur ( ou le Grand), le roi mythique de la légende d'Ys, mais de Gradlon Plonéour.
Il se nourrissait seulement d’un poisson de son fontaine de Plomodiern, dont il coupait une partie pour sa subsistance quotidienne. Celui-ci retrouvait aussitôt son intégrité dans l’eau du bassin. Le poisson est un symbole du Christ lui-même, dont le nom grec ichtus est fait des lettres I X Q U S correspondant aux initiales de Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur. La légende signifie que le saint se nourrissait de l’eucharistie dont la communion au Christ ressuscité était son pain quotidien.(chapelle 05)
Conogan, compagnon de saint Pol de Léon dans sa traversée du Pays de Galles vers l’Armorique, il s’établit près de Landerneau , au 6e siècle; ami de Guénolé, il est connu par Landévennec . V117t et chapelle du transept N
Alor, originaire de Cap Caval (Penmarc’h), fut le troisième évêque de Cornouaille, après Corentin et Goenoc V117T
Alain, évêque de Cornouaille, est le 3ème successeur de Corentin au siège de Quimper. V122T V132N
François d’Assise , né à Assise (Italie) en 1181 + 3/10/1286. - Fils de marchand, après avoir vécu une jeunesse aisée et agitée, à 25 ans il entend un appel à imiter le Christ dans la pauvreté. Il abandonne tous ses biens pour s’en aller mendier avec quelques compagnons, ses frères mineurs ( petits) et communiquer son amour du Père et de sa création et pour vivre la passion de Jésus, dont il porte les stigmates. Aussitôt après sa mort, l’évêque Raynaud appelle des franciscains à fonder une maison à Quimper. Antoine de Padoue, Bonaventure, Jean Discalceat ou Santic du ont été ses disciples.
Marie est la mère de Jésus, qu’elle conçoit de l’Esprit Saint. Indemne du péché d’origine – Immaculée conception – et demeurant vierge, elle épouse Joseph, charpentier de Nazareth, pour qu’il soit le Père adoptif de son fils. Elle se tient auprès de la croix où meurt le Sauveur. Celui-ci confie sa mère à Jean . Il la ressuscite et l’accueille au ciel. Le culte du Rosaire évoque les mystères du salut aux quels elle est associée. On la représente isolément parfois. Le plus souvent associée à son fils qu’elle porte dans ses bras et qu‘elle allaite ; qu’elle assiste dans sa mort sur la croix ; qu’elle reçoit sur ses genoux en pietà. Elle est apparue à Bernadette à Lourdes où se rassemblent aujourd’hui les foules de toutes nations. Porche Ste-Catherine Vierge Mère du sanctuaire - 00A (Communion de Marie) 00B (mort ) V01A - V02C (Santig Du) S04a (Anne) S04b (ND de l’espérance) - Chapelle 12 ( autel, Dargent V12 ) - Chapelle ND de Lourdes Sanctuaires mariaux V01B V01C V11 V100 V102 V105 V 110 V 111 V112 V115 V123 V126 V127 V129
Jean l’Evangéliste – Frère de Jacques et cousin de Jésus, il était pêcheur du lac de Tibériade, quand Jésus l’appelle à le suivre. Il fut le témoin privilégié de la cène – aussi son attribut est-il le calice eucharistique- et de la crucifixion ; Il a écrit le 4ème Évangile qui s’attache à faire reconnaître Jésus comme le Verbe, Parole et image du Père. Son symbole est l’aigle dans le tétramorphe - -les 4 figures qui encadrent la représentation de Jésus en gloire. . V110 - V115 - V119 - V120 - V130 S08Jean.
Les représentations de Dieu et des saints illustrent l’histoire de l’Ancien Testament et du Nouveau, l’histoire de l’Église depuis ses origines et depuis la construction elle-même de la cathédrale.
Les représentations des Personnes divines isolément sont moins fréquente que l’image trinitaire.
.Les représentations des trois personnes divines, Dieu unique par l’amour avec lequel il se confond, sont diverses et toujours symboliques ou analogiques, sauf Jésus qui s’est incarné mais dont la divinité n’est accessible que par la foi . Au tympan de V 01A trois images symboliques (buste humain, agneau immolé et colombe, évoquent le mystère).
Parfois le Père, le Fils et l’Esprit saint sont des personnes identiques, selon une iconographique désapprouvée par le concile de Trente V115 au tympan ; parfois l’Esprit saint est représenté comme une colombe. Parfois, à la façon des pietàs, le Père reçoit son fils descendu de la croix sur ses genoux, tandis que la colombe de l’Esprit le survole V107...- Les représentations des Personnes divines isolées sont moins fréquentes que l’image trinitaire.
Le Fils s’étant incarné, les images de Jésus de Nazareth sont les plus répandues : Enfant de Bethléem -V00, adoré par les bergers , par Marie et Joseph et par les mages Dargent 29
Jésus (dans l’iconographie du Christ enseignant ) V116 - V120 - V131 - Jésus crucifié - fenêtre V101 - et tous les crucifix – dont la tête du Christ au miracle des « trois gouttes de sang » sauvé de la brûlerie – chapelle 29 , les croix d’autels ou de procession (2 croix de Manoli -au sanctuaire et à la chapelle absidale ) sont le signe du salut de l’humanité. La passion du Christ est retracée fenêtre V01A. et fenêtre V36 . La mise au tombeau S36, copie de celle de Bourges se trouve dans cette même chapelle. La Résurrection et l’Ascension sont représentée dans le vitrail du Rosaire V01A
Les symboles de l’eucharistie tirés de la bible V12B
Le Sacré-Cœur, transept sud 18
Les représentations de Dieu et des saints retracent l’histoire de l’Ancien Testament et du Nouveau, l’histoire de l’Eglise depuis ses origines et depuis la construction elle-même de la cathédrale.
Anne. – Elle est, d’après un évangile apocryphe, l’épouse de Joachim et la mère de Marie et grand mère de Jésus. On la représente habituellement assise près de sa fille à laquelle elle apprend à lire le livre de l’ancien testament et ses promesses. Les Bretons en ont fait leur patronne. V101 S04A (Buors) Chapelle 12, V12, S12, Dargent 12
Paul était un pharisien de Tarse, zélé pour la persécution des disciples de Jésus. Sur le chemin de Damas il eut une vision soudaine du Christ « Je suis celui que tu persécutes ». Il en fut aveuglé physiquement mais éclairé intérieurement, il se convertît et devint apôtre des païens. Il subit le martyre de la décapitation par l’épée - son emblème - qui était réservé aux citoyens romains. Il a écrit de nombreuses lettres aux églises qu’ il a fondées. . V06 Chapelle de saint Paul - S06Paul.-Retable Dargent - 2 scènes :prédication sur l’aréopage -chemin de Damas V103 V107 V121 V130
Pierre s’appelait Simon et il était frère d’André qui le présenta au Seigneur. Jésus le nomma Pierre : « Sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Il lui remit symboliquement comme des clefs les pouvoirs d’accueil et de pardon et lui confiant la charge de pasteur de son Église. Chapelle de saint Pierre Retable - S06Pierr 1 1N.S. donne les clefs à st Pierre et 2repentir de St Pierre Dargent V00F V01B 02A Pierre en prison V103 V107 V114 V121 V124 V127
Catherine d’Alexandrie est une célèbre martyre du IVe siècle Fille de roi, aussi savante que belle, elle voulait que son futur époux ait les mêmes qualités. La Vierge Marie lui proposa de contracter un mariage mystique avec son Fils, l’engageant au même souci de la beauté de son âme que de son corps. Ayant reproché à l’Empereur Maxence de persécuter les chrétiens et ayant démontré aux cinquante philosophes désignés pour la convaincre la fausseté de leurs arguments, elle subit le martyre de la roue cependant qu’un de ses contradicteurs convertis la coiffa d’une couronne d’or. Au sud de la cathédrale, le porche de la Vierge présente dans son tympan une Vierge à l'Enfant qu'encensent deux angelots et dans une niche une sainte Catherine .V105 V106 V109 V112 vêtue d’un manteau bleu et robe rouge, couronnée, tenant épée et portant la roue de son supplice . Elle présente Dame Catherine de Bodigneau. Elle rappelle Catherine de Rosmadec, sœur de l’évêque. Voir aussi le retable découpé dans le monument d’albâtre de Saint Jean-Baptiste. Chapelle 02A
Guénolé . Ses parents le confièrent à saint Budoc dans son monastère de Lavret (22). Saint Patrick dont il voulait aller honorer les reliques en Irlande lui demanda de fonder plutôt un nouveau monastère. Il l’établit à l’îlot de Tibidy puis à Landévennec. Vers le VIIe siècle.(chapelle 29) . V105 V106 - V117 - V00C - V01C -V03B -V05 - V27 - S17
Sainte Marguerite fut populaire au temps de Jeanne d’Arc à qui elle fit entendre sa voix. Elle avait témoigné de sa foi à Antioche sous le préfet Olibrius qui voulut la séduire et la faire abjurer. La légende représente son persécuteur comme un dragon qui l’avala. Mais armé d’une croix elle lui ouvrit le flanc et l’étrangla de sa ceinture.
Julien le Pauvre ou l’Hospitalier , patron de l’église parisienne, est connu par la légende mieux que par l’histoire. Militaire, ayant par erreur tranché la tête de ses père et mère, il se retira pour expier ce crime involontaire dans une forêt au bord d’un torrent et donna l’hospitalité aux pèlerins. Sous la forme d’un mendiant un ange vint le réconforter en lui confirmant le pardon du Seigneur. Fête au 12 février.
Georges de Lyda est célèbre dès le IVe siècle puisque Constantin fait élever une basilique en son nom. Son culte, répandu en Orient où on le nomme le grand martyr ainsi qu’en Occident où de nombreux peintre l’ont représenté, est plus connu par la légende du dragon que par sa vie. On représente le combat victorieux du cavalier contre le monstre auquel il fallait sacrifier chaque jour une jeune fille.
Saint Antoine, au milieu du IIIe siècle fut appelé à tout quitter et à donner ses biens aux pauvres et à se retirer dans le désert de Thébaïde. Dans cette solitude il fut tenté par le démon qui prenait diverses formes animales, dont celle du cochon. Quelque temps il apprit à des compagnons à vivre la solitude, le jeûne et la prière.
Jacques le Majeur, frère de Jean, pêcheur de Génésareth et apôtre de Jésus comme lui et proche du maître dans sa transfiguration et son agonie. Il fut martyr décapité par Hérode Agrippa. Enseveli en Palestine ou en Égypte, son corps fut porté en Espagne où vers son tombeau de Compostelle depuis des siècles des foules de pèlerins sont venus prier. Il fut appelé en Bretagne, au M.A. Jacques de Turquie. Ses attributs sont le bourdon et le chaperon, garni de coquilles.
Judicaël régna sur la Bretagne de 632 à 638. Saint Éloi lui fit rencontrer Dagobert et signer un traité de paix. Il abdiqua et se retira dans une abbaye jusqu’à sa mort en 658.
Michel est un archange illustré par l’Apocalypse. A la tête des anges fidèles il expulsa Lucifer et ses séides. Charge de tenir les balances du jugement, il est invoqué à l’heure de la mort. Au sommet des monts, il préserve de la foudre, symbole du feu du châtiment.
Jean-Baptiste – Cousin de Jésus, son précurseur et dernier prophète. Il fut annoncé à Zacharie, prêtre du Temple, et à sa mère Élisabeth, trop avancés en âge pour espérer un enfant. Dès le sein de leur mère Jean et Jésus se rencontrèrent lors de la visite de Marie à Élisabeth. Prêchant au désert, il désigne Jésus comme l’agneau de Dieu qui enlève les péchés. Il le baptise pour inaugurer les temps nouveaux, cependant le Père ainsi que la colombe de l’Esprit désigne son Fils. Il est décapité sur l’ordre d’Hérode à qui il reprochait ses liens matrimoniaux et qui le retenait à Machéronte.
Christophe - Les Églises grecques ont rendu un culte au martyr du IIIe siècle de Lycie. En Occident sa représentation légendaire est celle d’un passeur géant qui appuyé sur un tronc d’arbre faisant franchir par charité un gué dangereux aux voyageurs. Un jour l’enfant qu’il portait à grand peine sur son épaule lui révéla qu’il était le Christ et qu’il l’avait servi en servant les démunis et il lui annonça le martyre.
Saint Pol Aurélien traversa la mer avec quelques compagnons pour évangéliser la Domnonée armoricaine. Il a marqué son cheminement par des fontaines et par son séjour dans l’ïle de Batz qu’il délivra d’un dragon, symbole des idolâtres que Childebert lui avait donné à convertir. Il fut le premier évêque de cette région de Léon. Le diocèse fondé par lui sera réuni à celui de Cornouaille sous le Concordat.
Saint Maurice Il naquit à Loudéac en 1117 et entra à Langonnet, abbaye de Citeaux dont il fut élu abbé, pour vivre dans la contemplation; puis il dirigea l’abbaye cistercienne de Carnoët, nouvellement fondée.
Ténénan traversa la mer pour s’installer en Armorique ; débarqué à Joyeuse Garde, il s’établit dans la forêt d’abord à Lan Tinidor, puis à Lez Kelen, près de Plabennec. Il passe pour avoir été aussi évêque de Léon.
Venu d’Irlande, cet évêque itinérant débarqua à Molène, puis au lieu appelé ensuite Saint Ronan des marais. Il quitta bientôt pou vivre en ermite dans la forêt de Névet, au lieu qui porte désormais le nom de Loc-Ronan. Accusé de lycanthropie et de l’enlèvement de la fille de Keban, il fut jugé par Gradlon. Reconnu innocent de ce crime il fuit ce lieu pour finir ses jours à Hillion près de Saint-Brieuc. Son corps porté par des bœufs revint à l’emplacement de son ermitage où il fut enterré. Une paroisse de Quimper était sous son patronage dans la cathédrale (chapelle 29)
Saint Goueznou est originaire de Grande Bretagne. Il s’embarqua pour la Domnonée avec son père, son frère Majanet sa sœur Tudona. Disciple de saint Pol, il s’établit en ermite puis fonda un monastère au lieu qui porte son nom.
Saint Joévin n’est connu que par ses liens avec saint Pol qu’il accompagna dans sa traversée pour l’Armorique et dans son établissement sur l’Ile de Batz ; il lui succéda comme Evêque de Léon au VI e siècle.
Saint Goulven vint au monde au débarquement près de Plounéour-Trez de ses parents venus de Grande Bretagne. Ils recherchaient de l’eau et une fontaine jaillit près d’eux où ils baptisèrent l’enfant. Adopté par un home riche qui veilla à son instruction, il préféra se soustraire au confort et vivre en ermite. C’était le temps des incursions normandes. Par sa prière le Comte Even repoussa les envahisseurs. On vint l’arracher à cette vie de contemplation pour occuper le siège de Pol de Léon. Enfin, il préféra se retirer près de Rennes
Contemporain de Goueznou et Hervé et en relation avec eux, Houardon fut évêque de Léon au temps de Childebert et de Houel II
Trémeur, fils de sainte Trifine, ainsi il descendait du comte de Vannes et du cruel Conomor, comte de Domnonée. Celui-ci tua la mère et, sans l’intervention de Gildas, son enfant aurait connu le même sort. Il n’y échappa pas, retiré au monastère de Rhuys, le grand père le trouva et le décapita. Il est représenté tenant en main sa tête tranchée.
Jean Discalceat dit Santic Du naquit à Saint-Vougay en 1280, après avoir été charpentier, puis prêtre au diocèse de Rennes et chargé de paroisse, il se fit disciple de François d’Assise au couvent des Cordeliers de Quimper, fondé par l’évêque Raynaud. Vêtu d’une bure grise misérable, il pratiquait la pauvreté et les pénitences rigoureuses ; il avait la prescience des misères et du cours de la guerre de succession, des massacres provoqués à Quimper ; et de la terrible peste de 1349, dont il versait d’avance force larmes. Il se dépensa au service des pauvres et malades durant l’épidémie dont il faut atteint et mourut lui-même
André, après avoir été disciple de Jean le Baptiste, suivit Jésus et le fit reconnaître comme Messie par Pierre, son frère ; Ils laissèrent leurs filets et marchèrent à la suite de celui qui les appelait à être des pêcheurs d’hommes. Il devint son apôtre et rendit témoignage jusqu’à sa mort sur une croix d’écartèlement en X, qui porte aujourd’hui son nom. Il est le patron de la Russie et de l’Ecosse. V119t - V132n
Joseph, est l’époux de Marie et le père nourricier de Jésus. Il alla avec elle s’inscrire à Bethléem, avec les descendants de la tribu de David. Il fuit avec l’enfant et sa mère en Egypte pour échapper à l’extermination des enfants susceptibles de renverser le pouvoir d’Hérode. Dans ces circonstances il revient sur les pas de Joseph, fils de Jacob, vendu par ses frères et ministre du Pharaon ; comme celui-ci devait interpréter les songes du pharaon, Joseph est averti en songe des desseins de Dieu. Il exerçait le métier de charpentier.
L’empereur Charlemagne , né en 742 et mort en 814 a été considéré comme saint par la chrétienté populaire pour ses luttes contre les adversaires de l’Eglise, arabes, saxons et avares, suivies de certaines conversions des chefs ennemis, par son oeuvre civilisatrice, par son couronnement comme empereur d’occident par le pape.
Sainte Marthe est la sœur de Lazare et de Marie de Béthanie où passait Jésus, leur ami. Tandis que sa sœur était captivée par la parole du maître, Marthe s’activait aux préparatifs du repas. Quand mourut Lazare, elle vint le supplier de venir vers son frère décédé et de le rendre à la vie. Jésus pleura devant le cadavre et le ressuscita : « Je suis la résurrection et la vie, qui croit en moi ne mourra pas »...Avec les siens, Marthe passe pour être venue achever ses jours en Provence, à Tarascon.
Saint Eloi, né à Chaptelat vers 588, fut orfèvre à Paris , au service de Clotaire II, conseiller de Dagobert ; ainsi par l’affranchissement des esclaves, le rachat des prisonniers, la fondation de monastères, il usa au mieux de son crédit ; il aida le roi à mourir chrétiennement puis se retira et fut ordonné prêtre, puis évêque de Noyon ; il travailla à la conversion des Frisons ; il mourut en 660 à Noyon
Sainte Geneviève naquit à Nanterre vers 420. Elle mena une vie de religieuse en demi réclusion, chez sa marraine. Quand Attila et les Huns envahirent la Gaule, par ses prières et ses exhortations, elle obtint de la population, hommes et femmes, qu’elle se tienne à l’abri des remparts et laisse passer les hordes. Celles-ci furent défaites aux champs catalauniques. Elle aida les parisiens à assurer le ravitaillement des assiégés ; Les rois francs, Childéric et Clovis l’eurent en grande estime.
Saint Martin , d’origine hongroise, il servait à Amiens, dans la garde impériale, quand pour vêtir un mendiant transi, il trancha d’un coup d’épée sa chlamyde. Le Christ lui apparut en songe pour lui dire « J’avais froid mais le catéchumène Martin m’a réchauffé. Baptisé, il quitta l’armée pour vivre en ermite. En 360, il se rendit à Poitiers à la demande de saint Hilaire ; avec lui il fonda Ligugé, le plus ancien monastère des Gaules. En 370, les chrétiens de Tours vinrent le chercher pour être leur évêque. De ce centre il mena une action apostolique jusqu’en Beauce, dans le Berry et même au Luxembourg. Il mourut à Candes le 8 novembre 397. Sulpice Sévère le tenait pour « l’égal des apôtres » Des conciles déclarèrent que le pèlerinage à son tombeau valait celui de Rome. 3600 églises l’ont pour patron en France.
Saint Raoul fut évêque de Bourges. Fondateurs de plusieurs monastères, il eut une action pastorale près de son clergé et de ses fidèles, qu’il engageait à communier chaque jour, et une action diplomatique qui le fit appeler « le Père de la Patrie »
Mathias est le disciple, désigné après l’Ascension, pour remplacer Judas, comme témoin de la mort et de la Résurrection du Seigneur et 12e apôtre. cf. Actes 1, 14.
Patern, le fondateur du diocèse de Vannes, né en petite Bretagne au milieu du VIe siècle, y mena la vie érémitique ; puis à l’inverse des autres saints évangélisateurs il aurait passé la mer pour se rendre en Grande Bretagne fonder un monastère, et revenir encore dans le Morbihan et devenir évêque de Vannes.
Marie Madeleine ou Marie de Magdala est une sainte très vénérée dans la chrétienté., sans qu’on puisse l’identifier et la distinguer certainement de Marie, sœur de Marthe et de Lazare, de la pécheresse qui versa parfum et larmes sur les pieds de Jésus chez Simon le pharisien. Elle est représentée, les cheveux dénoués au pied de la croix , inséparablement du vase d’aromates dont elle voulait oindre le corps du crucifié. Son culte se répandit particulièrement à Vézelay et à la Sainte Baume où la tradition dit qu’elle se retira dans la grotte du Golgotha.
Marie l’Egyptienne née vers 343 doit le récit de sa vie au moine Zozime du désert de Palestine. Après s’être livrée à la débauche durant 15 ans à Alexandrie, elle se convertit à Jérusalem où elle voulait fêter l’exaltation de la croix avec la foule des croyants. Sur le seuil du Saint-Sépulcre elle eut la révélation de ses péchés, pour lesquels elle intercéda la vierge Marie. Exaucée, elle se retira au désert durant 47 ans, où le moine Zozime lui apportait chaque année la communion.
Hervé naquit au début du VIe siècle à Plouzévédé. Aveugle il apprit sur les genoux de sa mère le chant des psaumes et des hymnes. Disciple de l’ermite Arzian puis de son parent le moine Urfol à Lanrivoaré ; là, tandis que son jeune guide Guic’haran conduisait la charrue tirée par un âne, un loup dévora la bête ; sur l’ordre du saint cette bête sauvage prit la place de l’âne pour tirer la charrue. Urfol, désireux de solitude laissa son ermitage à son neveu. Plus tard, entouré de disciples, Hervé s’établit définitivement à Lanhouarneau. Il était lié à Goueznou et à Majan et prit part à un concile sur le Méné-Bré. On lui attribue un don poétique et musical sensible dans le cantique : »Jesuz pegen bras ve »
Yves est un saint patron de la Bretagne et particulièrement des juges et avocats. Il naquit le 17 octobre 1253 au château de Kermartin au Minihy-Tréguier. Après des études à Paris et Orléans, il exerça le ministère d’Official, à Rennes puis à Tréguier ; là il reçut le sacrement de l’ordre et fut placé à Trédrez puis à Louannec . comme recteur. Son zèle pastoral, sa prédication et ses jugements , son souci des pauvres le rendirent célèbre. Aussitôt après sa mort le 19 mai 1303, on accourut à Tréguier pour prier sur son tombeau. Son procès de canonisation fut conclu en 1347.
Guillaume était comte de Nevers et abbé de Chalis, quand Eudes de Sully proposa, en l’an 1200, son nom au tirage au sort pour occuper le siège de Bourges. Il avait choisi le renoncement et la vie cistercienne à Pontigny. Attentif aux pauvres, aux prisonniers et aux malades, il fut éprouvé par la résistance de son clergé trop peu désintéressé, par le roi Philippe Auguste à qui il reprochait sa situation conjugale.
Laurent est un saint diacre et martyr aussi populaire qu’Etienne. Lors de l’exécution de Sixte II, pape, et de 6 diacres en 258, il fut sommé de déposer le trésor de l’église de Rome devant l’empereur : il vint se présenter avec une foule d’éclopés qu’il recommanda comme la richesses de l’Église , priant l’empereur de veiller sur ce précieux dépôt. Il fut condamné à mourir sur un gril à petit feu. Il demandait au bourreau de le retourner quand son côté exposé était assez cuit. Il fut honoré comme les apôtres à Rome
Dominique, né en 1170, est originaire de Vieille Castille. Envoyé en mission vers le Danemark, les circonstances le firent se détourner vers Rome pour demander d’évangéliser l’Ukraine, mais Innocent III lui demanda ainsi qu’à son compagnon Diego, évêque d’Osma, de se joindre aux cisterciens pour convertir les Albigeois.. Resté seul, Dominique s’adjoignit des prêtres et, par la prière, la pénitence et la prédication il s’efforça en vain de détourner de leurs erreurs les cathares. Le pape suscita alors une croisade armée contre les hérétiques. Dominique obtint en 1215, durant le concile de Latran, la reconnaissance d’un ordre de frères prêcheurs. Dans les tableaux du Rosaire se tient près de lui un chien qui serre dans la gueule une torche allumée et un globe terrestre. C’est l’illustration de son nom et de sa vocation : Dominique « domini canis » « le chien du Seigneur »qui porte au monde le feu de la foi et de la charité.
Thomas d’Aquin est né vers 1225. Sa vocation fut entravée par sa famille qui l’enferma deux ans dans un château siennois, espérant même le corrompre. Il fut libéré par l’empereur Frédéric II et fit sa profession à Naples. Sous-diacre à Paris, prêtre à Cologne il eut pour maître Albert le Grand. Il enseigna lui-même à Paris, Rome, Bologne, Naples. Il composa la 3Somme théologique, oeuvre philosophique et théologique qui a servi de base à l’enseignement des séminaires et fait de lui le Docteur angélique ; des grâces mystiques lui ont fait découvrir une présence plus intime de Dieu.
Louis IX fut baptisé à Poissy en 1214. Sous la régence de sa mère Blanche de Castille, il régna à l’âge de 12 ans. En 1248, il se croisa pour reprendre la terre sainte au sultan d’Egypte. Vainqueur à Damiette, fait prisonnier à Mansourah, bientôt libéré, il fit son pèlerinage aux Lieux saints, les restaura, ramena la relique de la couronne d’épines pour laquelle il fit construire la sainte Chapelle. Tertiaire franciscain, il gouverna son pays avec sagesse et assura la paix du royaume. Embarqué pour une nouvelle croisade il contracte la peste et meurt sous les murs de Tunis.
Barbe est une des saintes populaires au Moyen-Age. Elle vécut et subit le martyre aux IIIe et IV siècles. Pour soustraire sa beauté aux soupirants, son père Dioscorus l’enferma dans une tour ; mais les maîtres qu’il lui donna la convainquirent de l’absurdité de leurs croyances. Origène lui envoya un disciple qui la convertit et lui donna le baptême. Elle éjecta de sa tout les images païennes et ouvrit une troisième fenêtre en symbole trinitaire. Dioscorus ne toléra pas la conversion de sa fille il la traîna par les cheveux devant le juge qui la condamna aux supplices, et il la décapita de sa propre main.
Vincent Ferrier naquit à Valence vers 1350. Prédicateur infatigable d’un message apocalyptique, il parcourut l’Espagne et la France, accompagné d’une foule de mendiants et de flagellants par centaines. Il mit fin au schisme d’occident et fit abdiquer le dernier pape d’Avignon. Il termina sa vie itinérante à Vannes en 1419.
Etienne, est un des premier diacre choisi après la Pentecôte. Il fut le premier martyr, lapidé, en présence de Paul de Tarse, le pharisien qui devait devenir disciple et apôtre sur le chemin de Damas.
Marie Salomé, est une des saintes femmes, appartenant à la famille de Jésus.
Michel Le Nobletz. Pénétré du zèle missionnaire de saint Vincent Ferrier, Michel Le Nobletz est un des grands évangélisateurs des diocèses de Cornouaille et de Léon. Fils d’une famille de petite noblesse de Kerodern en Plouguerneau, il fit ses études à Ploudaniel, puis sous la direction des Jésuites, à Bordeaux, Agen, la Sorbonne. Il reçut le sacerdoce à Paris. Après avoir prêché à Plouguerneau, à Morlaix, Ouessant et les îles, le Conquet, Landerneau, Quimper et les ports du sud , l’Ile de Sein et spécialement Douarnennez, durant 22 ans où il mit en application sa méthode des cartes symboliques qui, utilisées par le P.Maunoir deviendront les « taolenou ». En 1640, il se retire au Conquet où il meurt le 5 mai 1652 Il a été reconnu vénérable pour la pratique des vertus.
Julien Maunoir - Il naquit dans le pays de Fougères ; il mourut à Plévin le 28 janvier 1683 ; il consacra son ministère aux missions bretonnes à la suite de Michel Le Nobletz et suivant ses méthodes apostoliques. Il fréquenta surtout le diocèse de Cornouaille, prêchant 439 missions en 43 ans. Sa prédication, sa pédagogie, sa prière contribue au relèvement de la foi et à la pratique paroissiale de la vie chrétienne. Il s’associait en nombre les prêtres et le laïcs, les femmes catéchistes. Yan’ Dargent a représenté le don de la langue bretonne qui lui fut donné pour son ministère.
Née à Sienne, en 1347, Catherine se fit dominicaine. Elle attiraient la compagnie de personnes de toutes conditions et de tous âges, par sa sainteté, sa gaieté et la profondeur de ses propos. Suivie de cette escorte de caterinati elle se rendit à Avignon . Là, prenant le pape Grégoire XI par la main elle lui fit prendre le chemin de Rome. Cependant le schisme dura encore quarante ans malgré les efforts et les prières et son assistance au pape UrbainVI qui l’avait appelée. En pleine extase elle avait dicté son dialogue, livre de sa doctrine et de ses visions. Ses attributs sont la couronne d’épines et parfois la croix qui rappelle ses visions du Seigneur dans sa passion.
Saint Anselme, né à Aoste, mourut à Canterbury le 21 avril 1109. A l’âge de 20 ans, il quitta son père passa le Mont Cenis et fit quelques études en France, vivant « à la recherche du plaisir ». Il fut attiré par le célèbre Lanfranc qui enseignait à l’abbaye du Bec et vécut là plus de trente ans. Il en devint l’abbé et son entregent lui gagna des amitiés, dont celle de Guillaume le conquérant. Les papes de Rome l’appelèrent près d’eux. Ils en firent l’archevêque de Canterbury. C’était la querelle des Investitures où son rôle fut difficile. C’est une des grands philosophes et théologiens
Saint Bruno, d’origine rhénane, il vécut d’un canonicat avant d’expérimenter la vie monastique, puis de fonder un monastère, avec sa règle originale de chartreux, favorisant la contemplation et la vie érémitique à l Grande Chartreuse . appelé à Rome puis libéré il fonda une seconde chartreuse en Calabre, où il mourut en 1101.
Méloir est une variante du nom de Mélar. Il n’avait pas 7 ans, quand son père Miliau fut traîtreusement tué par son frère. Celui-ci coupa la main droite et le pied gauche pour l’empêcher de se venger par l’épée et de monter à cheval.. Finalement il le fit assassiner près de Lanmeur.
Gwénaël fut disciple de saint Gwenolé, initié par lui à la vie monastique de Landévennec, où il devint son successeur. De là il s’en alla vers d’autres monastères qu’il fonda ou réforma, en particulier Locunel.
Primel est un ermite, dont parle la légende de saint Corentin. Celui-ci rendant visite au vieillard s’aperçut qu’il devait faire une route épuisante pour puiser de l’eau. Il obtint par la prière qu’une source jaillisse près de l’ermitage. Ce saint a une chapelle près de Saint-Thois.
Malo, premier évêque d’Aleth, dit Saint-Malo. Il fut éduqué par Brandan ou Brévalaire et participa à son périple vers les Iles Fortunées. Au retour il fut appelé, malgré ses réticences à devenir évêque d’Aleth.
Originaire de Domnonée, Tugdual ou Tudy fut disciple de Maudez avec Budoc. Il fut un des piliers qui firent la grandeur de la Cornouaille, dont il évangélisa le Cap Sizun, la Bigoudénie, avant de fonder un monastère à Tréguier, au VI e siècle
Roch, dont la vie est évoquée par le vitrail et les peinture de la chapelle qui porte son nom, est originaire de Montpellier, au début du XIVe siècle. Il se fit pèlerin de Rome après avoir partagé ses biens en deux lots, dont un pour les pauvres et l’autre confié à son oncle. . Il soigna les pestiférés et les malades durant quelques années. Au retour il fut contaminé et se réfugia dans une forêt. Son chien lui apportait un pain dérobé aux dépens d’un maître qui découvrit le malade et devint son ami. De retour dans sa ville natale, il ne se fit pas reconnaître et sa famille elle-même l’ignora jusqu’à ce qu’il meurt en prison.
Frédéric fut évêque d’Utrech, nommé par Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne. Il participa au concile de Mayence, et reçut la dédicace de Raban Maur pour son commentaire sur Josué. Il fut assassiné dans sa cathédrale sur l’ordre de l’impératrice Judith à qui il reprochait ses débauches ; avant de mourir il pardonna à ses assassins et leur dit de fuit avant d’être arrêtés.
Eutrope fut l’apôtre de la Saintonge et le premier évêque de Saintes au IIIe siècle. Il mourut martyr. Au Moyen-Age, ce saint fut populaire et patronna des hôpitaux sur la route de Saint-Jacques de Compostelle.
Mathurin serait le fils d’un païen, chargé d’exterminer le chrétiens par l’empereur Maximien.. ; D’après la légende, né à Larchant et baptisé par Polycarpe, il convertit ses parents dès ses douze ans , devint prêtre et accomplit des miracles près des possédés et des fous furieux. Très honoré au Moyen-*Age on l’invoquait pour la délivrance des âmes du purgatoire
Les anges sont des créatures spirituelles qui adorent leur créateur. Ils sont les messagers que Dieu envoie près des hommes. Ils veillent sur eux pour les protéger des puissances de mort. Certains ont péché à la suite de Lucifer. Devenus démons, ils tentent d’en,traîner des hommes à leur suite.(annociation chapelle 8)
Antoine de Padoue, d’origine portugaise, il se dit disciple de François d’Assise. Il évangélisa toute l’Italie et fit des conversions grâce à son talent et à sa foi, son don pour réconforter. Il fut canonisé un an après sa mort ( 30 mai 1232).
René a vécu dans la seconde moitié du Ve siècle. Il dut sa naissance aux prières de saint Maurille, évêque d’Angers ; son décès sans le sacrement de confirmation perturba Maurille qui quitta sa charge pour se faire jardinier. On dût le ramener à sa charge pastorale ; mais avant il ressuscita l’enfant que ses prières avaient appelé à la vie chrétienne et l’appela Renatus ( re-né). Celui-ci devint prêtre et succéda à Maurille.
Charles Borromée est né en Italie, près du Lac de Garde. Son oncle était pape sous le nom de Pie IV de 1559 à 1565 ; il devint son secrétaire d’état à 21 ans, puis devint archevêque de Milan et cardinal. Son action réformatrice fut l’application du Concile de Trente où il représenta le pape. Son dévouement pastoral fut sans mesure : il fonda des séminaires, des écoles. Il fut en butte à l’agressivité de tous ceux qu’il dérangeait en ramenant l’Eglise à l’esprit évangélique. V04B
Sébastien fut martyrisé à Rome, sans qu’on puisse s’accorder sur une date. Sa condamnation était la sanction de sa foi, car il convertissait au Christ les malades et prisonniers qu’il visitait. Sa mort a été représentée par les grands maîtres de la peinture ou de la sculpture. Il fut très populaire comme protecteur contre les épidémies de peste. Les flèches dont il fut frappé représentaient dans l’antiquité grecque les atteintes de ce mal foudroyant, châtiment des dieux.
Joachim, père de Marie et grand père de Jésus. Son nom est connu , non par les évangiles, mais par le protévangile de Jacques et par le récit de saint Jérôme. Époux d'Anne, mais frappé de malédiction, ils n'avaient pas d'enfant. Aussi son offrande au temple fut-elle refusée par le grand prêtre. Affligé, il se retira avec ses bergers. Un songe l'avertit de retourner à Jérusalem, où il rencontrerait son épouse à la porte dorée de Jérusalem. De leur baiser Anne stérile conçut Marie qu'elle devait consacrer au Seigneur. Jérusalem.
Jeanne d’Arc. Née à Domrémy, elle fut appelée par des voix, celles de saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, à s’en aller sauver la France, occupée par les Anglais. Elle commença par décider le dauphin à se faire sacrer roi à Reims. Elle entraîna ses soldats à sa suite pour reconquérir le royaume. Mais elle fut livrée aux Anglais et fut brûlée sur un bûcher à Rouen, au terme d’un procès inique qui fut pour elle une association à la passion du Christ.
Thérèse de l’Enfant Jésus. Originaire d’Alençon, elle fut appelée précocement à entrer au carmel ; ce fut à Lisieux, à la mort de son père. Elle vécut sous l’inspiration de l’évangile qui invite à devenir pour Dieu comme de petits enfants. Atteinte de phtisie, sa maladie très douloureuse approfondit sa sainteté en union à la passion de Jésus. Elle mourut le 30 septembre 1873. Elle est une des patronnes des missions.
Thomas d’Aquin est né vers 1225. Sa vocation fut entravée par sa famille qui l’enferma deux ans dans un château siennois, espérant même le corrompre. Il fut libéré par l’empereur Frédéric II et fit sa profession à Naples. Sous-diacre à Paris, prêtre à Cologne il eut pour maître Albert le Grand. Il enseigna lui-même à Paris, Rome, Bologne, Naples. Il composa la 3Somme théologique, œuvre philosophique et théologique qui a servi de base à l’enseignement des séminaires et fait de lui le Docteur angélique ; des grâces mystiques lui ont fait découvrir une présence plus intime de Dieu.
Bonaventure est un des remarquables docteurs du 13e siècle avec Thomas d’Aquin. Il entra chez les franciscains, peu après la mort de François d’Assise. Il enseigna à Paris. Par sa science et sa piété, il représenta le pape Grégoire X et réunit passagèrement les églises chrétiennes d’orient et d’occident. Mais il prônait la vie de foi des simples. Il médita la passion du Christ comme l’avait fait François d’Assise.
Benoît est né à Nurcie, en Ombrie. Etudiant à Rome, il s’enfuit pour se retirer près d’un ermite, nommé Romain, à Subiaco ; il fut appelé à diriger un monastère jusqu’à ce que les moines excédés de la rigueur de sa direction tentent de l’empoisonner. avec d’autres disciples il s’établit sur le Mont Cassin pour y écrire la règle qui a été retenue par la plupart des fondations monastiques, jusqu’à 40.000 abbayes à une certaine époque entre le VIIIe t le XIIIe, mais qui est des plus observées encore aujourd’hui.
La passion est retracée ( fenêtre 36 et fenêtre 01A) - Le Fils s’étant incarné, les images de Jésus de Nazareth sont les plus répandues : Enfant de Bethléem, Jésus crucifié ( fenêtre 101 et tous les crucifix, les croix d’autels ou de procession sont le signe du salut de l’humanité. Les pietà , la compassion du Père...- Les représentations des Personnes divines isolément sont moins fréquente que l’image trinitaire.