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DEVIATION AXIALE DE LA CATHEDRALE
La cathédrale, édifiée à l'emplacement d’un édifice antérieur, accuse une
déviation axiale importante.
Pour l'expliquer, plusieurs hypothèses
ont été avancées, dont les deux premières
peuvent se conjuguer, tandis que les dernières sont citées pour mémoire.
1- Tout en bâtissant le chœur de la nouvelle cathédrale sur les fondations
de la précédente, on voulut inscrire
comme chapelle axiale l’édifice voisin, Notre-Dame.
D'où l’inclinaison de ce vaisseau vers le nord, l’asymétrie des arcades
qui se font face dans le bas du choeur, l’extension du mur méridional et
l'adjonction d'une chapelle (12b) de ce côté.
2- Lors de la construction de la nef, une contrainte technique a accentué
la déviation : l’instabilité du sol
marécageux à la rencontre du Frout et
de l'Odet incita à s'écarter des fondations précédentes pour prolonger
l’édifice sur terrain ferme.
Autres hypothèses avancées :
3- Explication symbolique : la déviation représenterait l’inclinaison à droite de la tête du Christ en
croix
4- Une autre explication symbolique se fonde sur l'orientation des églises, fixée au jour de
leur dédicace : au Moyen-Age, on leur
donnait pour axe la direction précise du soleil levant au jour de la fête
patronale . La cathédrale ayant été construite en deux temps, on aurait
choisi la fête de Notre-Dame de Victoire pour inaugurer le chevet, tandis
que la fête de saint Corentin, le 12 décembre, aurait déterminé l’axe de
la seconde tranche de cet édifice au double patronage.
5- Ajustement au bâti antérieur - Le changement d’axe entre le choeur et
la nef aurait eu pour but d’éviter que
le prolongement de l’édifice n’empiète sur les logis de l’évêché
construits à cet emplacement.
6- Lors de la construction des tours, préalable à celle de la nef, on
aurait dévié l'axe de l'édifice par
souci du parallélisme de cette façade occidentale avec les maisons
existantes.
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